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EPG DÉNONCE UNE DÉRIVE AUTOCRATIQUE DU POUVOIR APRÈS L’INTERPELLATION DE SON PRÉSIDENT

EPG DÉNONCE UNE DÉRIVE AUTOCRATIQUE DU POUVOIR APRÈS L’INTERPELLATION DE SON PRÉSIDENT
Gabon : EPG dénonce dérives autocratiques et arrestation arbitraire politique

Le parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG) est monté au créneau après l’interpellation de son président, Alain-Claude Billie-By-Nze, survenue le 15 avril 2026 à Akanda. Dans une déclaration ferme, la formation politique fustige ce qu’elle considère comme une nouvelle illustration des dérives autoritaires du pouvoir en place.


Une interpellation jugée suspecte


Selon l’EPG, les circonstances de cette arrestation soulèvent de nombreuses interrogations. Le parti évoque une intervention menée dans des conditions pour le moins troublantes, dénonçant « interpellé dans des circonstances rocambolesques devant sa résidence privée ».


Les motifs avancés renforcent, selon le communiqué, le caractère arbitraire de la situation. Il serait reproché à l’ancien Premier ministre une affaire remontant à 2008, liée à l’organisation d’un événement culturel. Pour l’EPG, cette justification tardive ne tient pas, et laisse entrevoir une instrumentalisation manifeste.


Une justice accusée d’instrumentalisation


Le parti ne cache pas son inquiétude face à ce qu’il perçoit comme une utilisation politique des institutions judiciaires. Il souligne que « les arrestations arbitraires les séquestrations les parodies de procès» deviennent récurrentes, traduisant une dégradation profonde de l’État de droit.


Dans cette logique, l’EPG estime que cette interpellation s’inscrit dans une stratégie visant à réduire au silence les voix critiques. Le cas de son président ne serait qu’un exemple parmi d’autres.


Un climat de répression dénoncé


Au-delà de cette affaire, le parti décrit un climat général de répression. Journalistes, syndicalistes et lanceurs d’alerte seraient également ciblés. Le communiqué insiste sur « les méthodes arbitraires brutales et antidémocratiques du pouvoir en place», pointant une gouvernance de plus en plus contestée.


Pour l’EPG, ces pratiques traduisent une fébrilité du régime face à la montée des critiques et des tensions sociales. L’arrestation de son leader apparaît ainsi comme une tentative d’intimidation politique.


Appel à la mobilisation


Réuni en comité de crise, le bureau exécutif du parti condamne fermement cette interpellation et exige la libération immédiate de son président. Il alerte également l’opinion nationale et internationale sur « les dérives autocratiques et les violations des droits fondamentaux » observées dans le pays.


L’EPG appelle enfin ses militants et l’ensemble des défenseurs des libertés à se mobiliser pour faire face à ce qu’il considère comme une menace grave contre la démocratie gabonaise.

Par Pamphil

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