BISSAP, LAIT CAILLÉ, GINGEMBRE
Une action pour garantir la sécurité des consommateurs
«Vous en avez devant les écoles, dans les écoles, ce sont les enfants qui consomment ces produits»
a déclaré Rodolphe Samalendjoungou, Chargé d'études du Directeur Général de l'AGASA. La priorité est de faire respecter les normes sanitaires strictes afin d'éviter tout risque pour la santé publique.
L'intervention de l'agence s'inscrit dans une démarche de prévention, car les indicateurs de maladies liées à la consommation de ces produits ne sont pas bons pour notre pays.
La mise en place de nouvelles règles sanitaires
Dans un nouveau communiqué, l'AGASA dévoile une série de mesures de conformité. Les producteurs devront notamment s'enregistrer auprès du bureau de l'agence le plus proche, disposer d'un local dédié à la fabrication, et utiliser le matériel approprié pour fabriquer, conserver et distribuer leurs produits dans de bonnes conditions. Ils devront également préciser la composition, les dosages et les conditions de conservation.
"Nous sommes en pleine finalisation du guide de bonnes pratiques liées aux productions de bissap, de gingembre, de lait caillé, tout ce qui va avec. Et par la suite, il y aura la formation"
a indiqué Rodolphe Samalendjoungou.
Une surveillance renforcée sur tout le territoire
Pour contrôler la conformité, des brigades de l'AGASA sont déjà déployées dans plusieurs régions.
"Au niveau de Libreville, nous avons six brigades pour les six arrondissements. Au niveau d'Owendo, nous avons deux brigades pour les deux arrondissements et nous avons la brigade des ports aussi. Au niveau d'Akanda, nous avons deux brigades pour les deux arrondissements"
a précisé l'officiel. La durée de la régularisation dépendra de la capacité des opérateurs à respecter ces nouvelles normes.
Une reprise possible dans le respect des règles
Pour de nombreuses familles, cette reprise, sous conditions, reste une opportunité économique. Cependant, le respect des règles sanitaires est essentiel.
"Tout ce que l'AGASA fait aujourd'hui, c'est pour faire en sorte que la charge au niveau de la CNAMGS et dans nos hôpitaux puisse baisser. Ce qu'il faut savoir, c'est que les indicateurs au niveau des maladies ne sont pas bons pour notre pays"
a expliqué Rodolphe Samalendjoungou.
Le numéro vert 1411 reste également disponible pour signaler toute infraction ou situation préoccupante.