CAMEROUN: MOTA TACLE LE RDPC
Face à cette offensive, Mamadou Mota a jeté un pavé dans la mare en affirmant que malgré les embûches du régime, le MRC participera coûte que coûte aux prochaines échéances électorales. Il s’est clairement offusqué de ce qu’il considère comme une campagne de désinformation orchestrée pour saper la crédibilité de son parti.
Une campagne de désinformation orchestrée
«Le parti au pouvoir manifestement en panne d'idée, de bilan et de souffle, s'est trouvé une nouvelle vocation celle du romancier mais un romancier de gare, un auteur de fiction grossière à longueur des plateaux de télévision et de publications sur les réseaux sociaux bien aidé bien sûr par quelques courtisans utiles anciens compagnons parfois, le régime tente de vous vendre un scénario de politique fiction. La convention du MRC serait illégale et le professeur Maurice Kamto serait un président illégitime. C'est le retour de la vieille méthode de la diversion. Quand on est incapable de masquer ses propres faillites, on en invente des crises chez le voisin. C'est la triste réalité malheureusement de ce régime »
a dénoncé Mamadou Mota.
Selon lui, le RDPC tente de vendre un scénario de « politique fiction » où la convention extraordinaire du MRC, tenue en décembre 2025, serait illégale et le retour du professeur Maurice Kamto à la tête du parti serait illégitime.
« C'est le retour de la vieille méthode de la diversion. Quand on est incapable de masquer ses propres faillites, on en invente des crises chez le voisin. C'est la triste réalité malheureusement de ce régime »
a-t-il ajouté.
Un directoire sur le bon chemin
Mamadou Mota a ensuite présenté la chronologie précise des événements qui ont marqué la vie du parti entre décembre 2023 et janvier 2026 pour démontrer que tout a été fait dans les règles.
«Chaque texte, chaque amendement, chaque vote a été scrupuleusement déposé dans les règles de l'art auprès des autorités. N’en déplaise aux exégètes de mauvaise foi qui passent leur temps sur des plateaux de télévision à passer un autre message. Nous avons regardé tous les contours juridiques du retour du président Maurice Kamto. Des documents ont été envoyés au gouverneur et même au ministre de l'administration territoriale. S'il y avait des questions, ils auraient posé des questions depuis 6 mois. S'ils n'ont pas posé des questions administrativement, c'est OK. Donc il y a pas de quoi alimenter une quelconque hésitation »
a-t-il affirmé.
Il a précisé que des documents officiels avaient été envoyés au gouverneur et au ministre de l'Administration territoriale.
« S'il y avait des questions, ils auraient posé des questions depuis 6 mois. S'ils n'ont pas posé des questions administrativement, c'est OK. Donc il n'y a pas de quoi alimenter une quelconque hésitation »
a-t-il expliqué.
Les critiques sur les plaintes en instance balayées
Le numéro deux du MRC a également répondu du tac au tac aux rumeurs selon lesquelles les plaintes en instance constitueront un obstacle à la participation du parti aux futures élections.
«Et je veux dire à ceux-là qui pensent qu' ils sont courtisés, ils ne sont pas courtisés pour la bonne cause. C'est mieux de revenir sur le bon chemin avant qu'il ne soit trop tard pour eux. Sinon, le président Paul Biya lui-même ne devrait pas être élu parce que je me souviens qu'il y avait une plainte contre le RDPC de la part d'un d'un RDPCiste qui contestait la légitimité de Paul Biya. Mais je pense que la Cour constitutionnelle avait dit en son temps que le dossier était pendant donc il ne pouvait pas gérer ce dossier. Pourquoi devrait-il en être autrement pour le MRC ?»
a-t-il tranché.
Pour renforcer son propos, Mamadou Mota a rappelé que même le président Paul Biya avait fait face à une contestation de légitimité à une époque, sans que cela ne l'empêche de concourir.
« Pourquoi devrait-il en être autrement pour le MRC ? »
a-t-il interrogé, éclaboussé par cette comparaison qui vise à relativiser les critiques subies par son parti.
Une pique contre le régime
« Trouvez des solutions aux vrais problèmes »
Mamadou Mota n’a pas hésité à lancer une pique acerbe au pouvoir en place. Il lui reproche de perdre son temps à manipuler l’opinion et à chercher à déstabiliser l’opposition au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes des populations.
« S'ils sont si forts, s'ils sont si sûrs de leur popularité, qu'ils cessent d'interdire nos réunions, qu'il nous affrontent à la régulière, sans triche, sans fraude et sans béquille administrative et policière. À cela et à cela seul, nous saurons qu'ils sont assez populaires »
a-t-il proposé, tirant à boulets rouges sur les méthodes du régime.
Le vent de la Renaissance ne sera pas arrêté
Face à la multiplication des mensonges, prorogations des échéances électorales et campagnes de dénigrement, le MRC reste ferme. Mamadou Mota assure que rien ne pourra arrêter le vent de la Renaissance.
« La fabrication des informations par le régime et ses relais, les mensonges et les prorogations infinies des élections n'arrêteront pas le vent de la renaissance »
a-t-il conclu avec conviction.
Dans ce contexte politique tendu, Mamadou Mota a clairement mis en garde le RDPC et ses relais. Il a dénoncé les fausses informations qui visent à éclabousser la réputation du MRC et de son leader. Mais surtout, il a réaffirmé que malgré les difficultés et les coups tordus, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout de son engagement démocratique.
Ce jeune leader politique ne cache pas son agacement face à ce qu’il qualifie de manœuvres dilatoires et d’attaques infondées. Il appelle à un débat politique plus sain et à une vraie confrontation d’idées plutôt qu’à des campagnes de désinformation. Une posture qui montre que le MRC veut rester un acteur incontournable de la scène politique camerounaise, prêt à relever les défis des prochaines élections.