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UN PRÉSUMÉ RÉSEAU CLANDESTIN D’AVORTEMENTS REMET EN QUESTION LE SUIVI MÉDICALE.

UN PRÉSUMÉ RÉSEAU CLANDESTIN D’AVORTEMENTS REMET EN QUESTION  LE SUIVI MÉDICALE.
À Franville, l 'arrestation d'un infirmier soupçonné d'avoir organisé un réseau d'avortements clandestins à Franceville relance le débat sur le contrôle des pratiques médicales illégales et les sanctions prévues par la loi.

 L'arrestation d'un infirmier de 49 ans, soupçonné d'avoir organisé un réseau d'avortements clandestins entre Franceville et Moanda, soulève de nombreuses interrogations sur le contrôle des pratiques médicales exercées en dehors du cadre légal.


Selon les informations rapportées par l'Union, le suspect, qui exerçait dans une structure sanitaire privée, faisait l'objet d'une surveillance depuis plusieurs mois. Il a finalement été interpellé dans un motel du quartier Potos, à Franceville, où il aurait pratiqué des interruptions volontaires de grossesse. Les enquêteurs y ont saisi du matériel médical ainsi que des produits pharmaceutiques.


Une enquête qui s'élargit


Les investigations se poursuivent afin de déterminer l'ampleur des faits. Elles portent notamment sur l'origine du matériel utilisé, l'approvisionnement en médicaments et l'existence d'éventuels complices. L'analyse du téléphone portable du mis en cause, dans lequel plus d'une quarantaine de contacts féminins auraient été retrouvés, pourrait également permettre d'éclairer l'enquête.
Au-delà du cas de l'infirmier, cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par les autorités pour détecter les pratiques médicales exercées en dehors des structures agréées et relance le débat sur le renforcement des mécanismes de contrôle.


Maître Francine Meviane rappelle les sanctions prévues par la loi


Interrogée sur cette affaire, Maître Francine Meviane, avocate au barreau du Gabon, rappelle que « tout ce qui se fait dans la clandestinité constitue une violation de la loi et entraîne des sanctions ».


Selon elle, les faits reprochés à l'infirmier sont passibles de 5 à 10 ans d'emprisonnement, assortis d'amendes allant de 1 à 2 millions de francs CFA, selon les circonstances retenues par la justice.


Un appel à une politique nataliste


Au-delà de l'aspect répressif, Maître Francine Meviane appelle l'État à mettre en place une véritable politique nataliste afin d'accompagner les jeunes filles dès la conception et de prévenir le recours aux avortements clandestins.

Des réponses toujours attendues


L'enquête devra désormais établir si le suspect agissait seul ou avec le soutien d'éventuels complices, et déterminer l'étendue réelle des faits qui lui sont reprochés. En attendant les conclusions de la justice, le mis en cause bénéficie de la présomption d'innocence.

Par NOEMI KIM

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