LOI SUR LES CULTES
Un cadre juridique renforcé
Les autorités entendent répondre à la multiplication des lieux de culte non autorisés et aux abus régulièrement dénoncés. À travers cette réforme, l'exécutif souhaite instaurer un cadre juridique plus strict afin d'organiser le secteur dans le respect de la liberté de conscience et de croyance.
« Face à de telles dérives qui menacent tout à la fois l'ordre public, la dignité de la personne humaine et la sécurité de nos compatriotes, l'État ne peut ni ne doit demeurer spectateur. Rester silencieuse serait faillir à notre mission première. Protéger chaque gabonais et chaque gabonaise où qu'il se trouve, y compris et surtout dans l'intimité de sa vie spirituelle. C'est fort de cette conviction que le gouvernement de la République va initier un projet de loi encadrant les activités de culte en République gabonaise »
a déclaré Adrien Nguema Mba, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation.
Protéger les fidèles et préserver les libertés
Le futur texte poursuit trois objectifs majeurs : protéger les fidèles, assainir le paysage cultuel et instaurer un cadre administratif plus transparent pour les communautés religieuses.
« Cette loi, je le dis, n'est pas et ne sera jamais une déclaration de guerre aux religions, au culte traditionnel ou à quelque obédience que ce soit. Elle n'a pas vocation à limiter votre liberté de conscience, ni votre liberté de croyance, ni votre liberté de culte. Ces libertés fondamentales sont et resteront garanties par l'État gabonais »
a ajouté Adrien Nguema Mba.
Avant son adoption, le projet de loi sera soumis à des consultations avec les représentants des confessions religieuses et des cultes traditionnels. Cette démarche participative vise à concilier liberté religieuse, responsabilité collective et respect de la loi.