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VÉHICULES PUBLICS, LA CHASSE AUX IRRÉGULARITÉS LANCÉE

VÉHICULES PUBLICS, LA CHASSE AUX IRRÉGULARITÉS LANCÉE
Fini les zones d’ombre autour des véhicules administratifs. Le ministère de l’Agriculture engage une opération de recensement pour assainir la gestion de son patrimoine roulant.

Au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, chaque véhicule devra désormais être clairement identifié et rattaché à un usage précis. Depuis le  3 août et ce jusqu’au 7 août, une opération nationale de recensement du parc automobile est menée afin de dresser un état réel des moyens roulants dont dispose l’administration.
Derrière cette démarche technique se joue un enjeu majeur : celui de la maîtrise du patrimoine public. L’objectif est de disposer d’une base de données fiable permettant de suivre l’utilisation, l’affectation et la disponibilité des véhicules appartenant à l’État.


Un contrôle pour mettre de l’ordre dans la gestion des biens publics


L’opération concerne les véhicules administratifs portant les séries d’immatriculation 161, 261, 361, 461, 561, 616, 761, 861 et 961, mais également ceux du ministère circulant sous des plaques civiles.
À Libreville, Owendo et Akanda, les détenteurs sont appelés à effectuer les formalités auprès du secrétariat général du ministère situé à l’ancienne Primature. Dans les provinces, le dispositif est déployé à travers les directions provinciales de l’Agriculture.
Les responsables concernés devront fournir les pièces justifiant la régularité de l’utilisation des véhicules, notamment les documents d’affectation, les justificatifs administratifs et les pièces d’identité.


Après l’inventaire, place aux vérifications


Cette campagne de recensement constitue une première étape avant une opération de contrôle annoncée avec l’appui des forces de défense et de sécurité.
Les véhicules dont l’utilisation ne correspondrait pas aux missions de l’administration ou dont la situation administrative serait irrégulière pourront faire l’objet d’une récupération.
À travers cette mesure, le ministère veut envoyer un message clair : les biens de l’État ne doivent plus échapper au suivi administratif ni être utilisés en dehors du cadre prévu.


La fin annoncée des véhicules administratifs « sans trace »


Au-delà d’un simple inventaire, cette opération traduit une volonté de responsabiliser les gestionnaires publics. Chaque véhicule devra désormais avoir un propriétaire administratif, une mission définie et une utilisation justifiée.
Dans un contexte où la bonne gouvernance devient un enjeu central de l’action publique, le contrôle du patrimoine roulant apparaît comme un levier essentiel pour limiter les abus et garantir une meilleure utilisation des ressources de l’État.

Par ANGUE

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