LAMBARÉNÉ, MICHEL FANGUINOVENY CONFRONTÉ À UN INQUIÉTANT DÉLABREMENT
À Lambaréné, dans le Moyen Ogooué. le lycée Michel Fanguinoveny est aujourd’hui confronté à une situation qui menace aussi bien son fonctionnement que son avenir. Toitures percées, murs fissurés, salles de classe sans tables-bancs, laboratoire et bibliothèque fermés faute de matériel : l’établissement se dégrade progressivement, tandis que sa cour, autrefois animée par les élèves, est désormais envahie par les herbes. Cette dégradation intervient alors que les autres établissements de la ville sont déjà saturés et auraient besoin de la capacité d’accueil du lycée pour faire face à l’arrivée de nouveaux élèves et bacheliers. Privé de réhabilitation, Michel Fanguinoveny ne peut pourtant plus jouer pleinement ce rôle ni garantir des conditions d’apprentissage satisfaisantes. Face à cette situation, habitants du quartier Adouma et anciens élèves appellent les autorités et l’Église protestante à intervenir rapidement. Pour eux, sauver cet établissement ne revient pas seulement à rénover des bâtiments, mais à préserver un pan important de l’histoire éducative de Lambaréné et à garantir aux jeunes générations le droit d’étudier dans un cadre digne.
Les élèves, premières victimes
Apprendre au lycée Fanguinoveny devient chaque jour un peu plus difficile. Dans cet établissement de Lambaréné, les élèves sont les premières victimes d’un délabrement qui compromet leurs conditions d’apprentissage. Entre les salles de classe en mauvais état, le manque criant de tables-bancs et les infrastructures devenues inutilisables, étudier relève désormais du parcours du combattant. À cela s’ajoute la fermeture du laboratoire et de la bibliothèque, privant les apprenants d’outils essentiels à leur formation et limitant les possibilités d’un enseignement pratique et de qualité. Dans une cour envahie par les herbes et au milieu de bâtiments qui se détériorent, les élèves doivent pourtant poursuivre leur scolarité comme si de rien n’était. Cette situation, au-delà de l’inconfort, pose la question de leur sécurité, de leur motivation et de leurs chances de réussir dans un environnement scolaire qui ne répond plus aux exigences minimales d’un cadre d’apprentissage digne.