DÉPÔTS SAUVAGES : SANCTIONS
« Je veux, je peux, je dois »
Cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne des orientations du président de la République, rappelées par Hermann Immongault. Dans son discours à la Nation prononcé à l’occasion de la fête nationale du 17 août, le chef de l’État avait insisté sur la nécessité de refonder et de transformer le pays à travers « le travail, la discipline, la justice et la prospérité ».
Un message que le Vice-Président du Gouvernement entend traduire en actes.
« Là où il y aura des retards, nous exigerons des corrections. Là où il y aura des fautes, les responsabilités devront être établies. Là où l’intérêt national sera en jeu, nous ne reculerons pas »
avait déclaré le président de la République.
Pour Hermann Immongault, cette ambition repose sur trois exigences. La volonté, symbolisée par « je veux », le courage, incarné par « je peux », et la discipline, résumée par « je dois ».
Les efforts de nettoyage freinés par l’incivisme
Depuis plusieurs mois, les pouvoirs publics multiplient les opérations de nettoyage et les initiatives destinées à rendre les villes plus propres et plus attractives. Mais ces efforts restent fragilisés par les comportements d’une partie de la population.
Dépôts d’ordures en pleine rue, abandon sauvage de déchets et non-respect des espaces aménagés continuent de ternir l’image de la capitale.
« Libreville doit être une ville propre »
a martelé Hermann Imongault, tout en déplorant la persistance de nombreuses incivilités.
Le constat est donc sans appel. Nettoyer les rues ne suffit pas si les mêmes pratiques recommencent quelques heures ou quelques jours plus tard.
Sensibiliser, mais aussi sanctionner
Le gouvernement veut désormais instaurer un cadre opérationnel plus efficace. Les maires des trois communes de Libreville sont appelés à intensifier la sensibilisation auprès des populations.
Mais l’exécutif entend également franchir un cap sur le volet répressif.
« En dehors de cette sensibilisation, il est évident que des mesures de rétention vont être prises »
a annoncé le Vice-Président du Gouvernement.
Le message adressé aux citoyens saute aux yeux. La salubrité ne peut pas être uniquement l’affaire de l’État ou des collectivités locales.
La propreté, une responsabilité collective
Pour les autorités, une ville propre se construit autant par l’action publique que par le comportement quotidien de ses habitants. Les pouvoirs publics peuvent nettoyer, aménager et entretenir les espaces urbains ; leur préservation dépend ensuite de chaque citoyen.
Le défi lancé est désormais celui d’une véritable prise de conscience collective. Car pour faire de Libreville une capitale où « il fait bon vivre », le gouvernement entend désormais associer sensibilisation, responsabilité citoyenne et sanctions.
La bataille contre l’insalubrité est donc engagée.