tvplusafrique

Justice

LE PARI FOU

LE PARI FOU
Le Gabon exige le recouvrement de 1 700 milliards de FCFA d'ici le 7 octobre.

Un mois pour récupérer 1 700 milliards. C’est le record à battre. Le Gabon entre dans une période décisive. Après vingt années de débets et d’amendes demeurés largement impayés, une somme astronomique de 1 700 milliards de FCFA reste à recouvrer au profit de l’État.


Environ 600 dossiers de personnes physiques et morales sont concernés. Désormais, les intéressés disposent d’un délai d’un mois, jusqu’au 7 octobre, pour régulariser leur situation. Passé cette échéance, les dossiers non réglés pourraient être transmis au juge répressif lorsque les conditions légales sont réunies. La question est donc immédiate. Un mois peut-il suffire à récupérer une somme aussi considérable ?


Qui va réellement rendre l’argent ?


C’est tout l’enjeu de cette nouvelle phase. Pendant vingt ans, les débets ont permis d’établir des créances, mais le recouvrement effectif semble être resté très en retrait. Avec 1 700 milliards FCFA à récupérer, l’urgence n’est plus seulement de savoir qui doit quoi, mais de déterminer combien l’État pourra effectivement récupérer avant le 7 octobre.


Que se passera-t-il concrètement au terme du délai ? Combien de débiteurs seront capables de payer intégralement ? Combien demanderont des arrangements ou des délais supplémentaires ? Et surtout, quelle somme entrera réellement dans les caisses publiques ?


L’État devra aussi démontrer que cette échéance ne constitue pas simplement une nouvelle étape administrative. Si les sommes dues restent impayées, le passage annoncé vers la justice répressive donnera une tout autre portée au dossier.


La transparence comme test


Pour mesurer l’efficacité de cette opération, la publication régulière de l’état des recouvrements pourrait devenir un indicateur essentiel. Les Gabonais pourront ainsi savoir, au fil des semaines, combien a été récupéré sur les 1 700 milliards annoncés.


Car au-delà du chiffre spectaculaire, une seule question demeure. Qui va réellement rendre l’argent, et combien l’État récupérera-t-il avant le 7 octobre ?

Par Pamphil

Top Articles