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AFFAIRE DES « BIENS MAL ACQUIS » : ALI BONGO CONTESTE LES TERMES EMPLOYÉS PAR L’ÉTAT GABONAIS

AFFAIRE DES « BIENS MAL ACQUIS » : ALI BONGO CONTESTE LES TERMES EMPLOYÉS PAR L’ÉTAT GABONAIS
Ali Bongo réagit à la position du Gabon dans l’affaire des « biens mal acquis » et défend la mémoire de son père, Omar Bongo.

Ali Bongo reprend la parole


Après plusieurs mois de silence, Ali Bongo s’est adressé directement aux Gabonais dans une déclaration rendue publique le 19 septembre 2026.


L’ancien président explique que cette prise de parole est liée à une procédure judiciaire ouverte à l’étranger dans l’affaire dite des « biens mal acquis ». Il indique que, dans le cadre de cette procédure, la République gabonaise a formulé des observations mettant en cause son père, Omar Bongo Ondimba.


C’est principalement sur ce point qu’Ali Bongo a choisi de réagir.


Une réaction qui ne porte pas sur le fond du dossier


Ali Bongo précise d’emblée qu’il ne souhaite pas intervenir sur le fond de la procédure.


Pour lui, les faits doivent être examinés par les juridictions saisies. Il estime que c’est devant la justice que les éléments doivent être établis, contestés ou écartés.


Son intervention porte donc sur un autre aspect  les termes employés à l’égard de son père et ce qu’ils représentent pour la mémoire de l’ancien président.


« Respecter son histoire »


Dans sa déclaration, Ali Bongo reconnaît que le bilan d’Omar Bongo peut être discuté et critiqué.


Il affirme également que les erreurs commises peuvent être reconnues. Mais il estime que l’histoire de l’ancien président ne doit pas être réduite à une procédure judiciaire.


Pour lui, le Gabon peut revenir sur son passé, examiner les actes de ses anciens dirigeants et reconnaître ses erreurs, tout en respectant ceux qui ont exercé les plus hautes fonctions de l’État.


Une prise de parole aussi personnelle


Ali Bongo intervient également en tant que fils.


« Omar Bongo Onimba était mon père », rappelle-t-il dans son allocution.


Il explique que sa volonté de défendre sa mémoire tient aussi à cette relation personnelle. Il dit pouvoir accepter que l’action politique de son père soit jugée, sans pour autant accepter ce qu’il considère comme une atteinte à sa mémoire.


Il rappelle également que l'ancien président appartient désormais à l'histoire du Gabon.


La justice poursuivra son travail


Ali Bongo ne demande pas, dans cette déclaration, l’arrêt de la procédure judiciaire. Il affirme au contraire que celle-ci doit suivre son cours devant les juridictions compétentes.


Sa réaction porte sur la manière dont le Gabon s’exprime dans cette procédure et sur la place accordée à la mémoire des anciens présidents.


Cette déclaration intervient ainsi sur deux registres celui de l’ancien chef de l’État et celui du fils qui prend la défense de son père.


Une prochaine prise de parole sur le PDG


Ali Bongo annonce enfin qu’il s’adressera prochainement de nouveau directement aux militants du Parti démocratique gabonais.


Cette prochaine intervention, dit-il, sera consacrée à l’organisation du PDG, à son unité et à son avenir dans le nouveau contexte politique du Gabon.


La déclaration du 19 septembre apparaît donc comme une première prise de parole, centrée sur la mémoire d’Omar Bongo, avant une intervention annoncée sur l’avenir du parti.

Par NOEMI KIM

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