TERRES SACRÉES
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une réflexion portée par le Conseil économique, social, environnemental et culturel, autour des enjeux liés au foncier et à la préservation du patrimoine communautaire. Le droit face aux réalités sociales Les échanges réunissent des responsables gouvernementaux, des conseillers et les membres de la commission chargée d’approfondir le dossier. Au centre des discussions. La nécessité de mieux prendre en compte les réalités sociales et culturelles dans l’élaboration du droit. Pour le gouvernement, certaines pratiques et réalités vécues dans les villages et les provinces restent insuffisamment prises en compte par le dispositif juridique actuel. L’objectif est donc d’examiner les possibilités d’adapter le droit positif aux réalités des communautés gabonaises, notamment en matière de propriété et d’usage des espaces à forte valeur culturelle. Un travail d’identification déjà engagé Le ministère chargé du rayonnement culturel a par ailleurs engagé un travail préalable d’identification des sites concernés. Cette première phase doit débuter dans deux provinces avant d’être progressivement élargie. Sépultures, lieux de culte traditionnel, espaces communautaires et propriétés ancestrales figurent parmi les sites appelés à faire l’objet d’une attention particulière. Concilier développement et préservation Au-delà de la dimension culturelle, les travaux abordent également les difficultés liées au domaine foncier. Il est question de rechercher un équilibre entre les impératifs de développement et la préservation des espaces transmis entre générations. Les propositions examinées devront ainsi déboucher sur des mécanismes susceptibles de sécuriser les droits des communautés tout en apportant davantage de clarté dans la gestion foncière. La commission devra désormais transformer ces réflexions en recommandations concrètes pour éclairer les futures décisions publiques.