COACHING RATÉ

Quand le banc ne trouve pas la solution
Face à une équipe marocaine plus précise et mieux organisée, les Panthères ont longtemps semblé sans véritable réponse. Le pressing marocain a perturbé la relance gabonaise et les séquences offensives sont restées particulièrement pauvres.
C’est dans ce contexte que les changements de Sébastien Migné étaient particulièrement attendus. Mais les entrants ont-ils réellement apporté le supplément d’énergie, de créativité ou d’équilibre nécessaire ? C’est toute la question. Pour la plupart des Gabonais, les modifications opérées en cours de rencontre n’ont pas corrigé les faiblesses initiales et ont quasiment accentuer le déséquilibre de l’équipe.
Une équipe sans réaction
Le deuxième but marocain résume à lui seul les difficultés gabonaises. Une accélération sur un flanc puis un centre dans l’axe a suffi à désorganiser le bloc défensif avant qu’un attaquant marocain ne se retrouve facilement en position idéale pour conclure.
À aucun moment, le Gabon n’a véritablement donné le sentiment de pouvoir renverser la dynamique du match. Ni dans la conservation, ni dans les transitions, ni dans l’animation offensive.
La question du plan B
Une défaite peut toujours s’expliquer par la qualité de l’adversaire. Mais lorsque les difficultés persistent et que les solutions venues du banc ne semblent pas modifier la physionomie de la rencontre, le coaching devient forcément un sujet de débat.
Sébastien Migné avait-il un véritable plan B face au Maroc ? C’est désormais la question qui risque de diviser les supporters gabonais. Le prochain rendez-vous des Panthères devra apporter des réponses, notamment sur les choix tactiques, les profils utilisés et la capacité du sélectionneur à réagir lorsque son premier plan ne fonctionne pas.