GABON FINANCÉ
La Banque mondiale à l’écoute des priorités agricoles
Cette rencontre de prise de contact a constitué une occasion pour les deux responsables d’échanger sur les défis auxquels sont confrontés les secteurs agricole et rural. Au-delà des orientations gouvernementales, l’objectif était de mieux cerner les difficultés du ministère et les domaines dans lesquels un accompagnement financier et technique pourrait être envisagé.
« J'ai souhaité rencontrer monsieur le ministre pour venir l'écouter sur les priorités du secteur dont il a la charge, secteur au cœur de la vision du chef de l'État et du gouvernement gabonais dans la réponse au défi de diversification de l'économie »
a expliqué Sylvain Kakou, soulignant l’importance de l’agriculture dans la stratégie de diversification économique défendue par les autorités gabonaises.
La production locale au cœur des ambitions
La substitution progressive des importations par des produits locaux figure parmi les principales priorités gouvernementales. Pour y parvenir, le développement des filières agricoles nécessite des investissements, mais également un environnement favorable à l’entrepreneuriat privé.
La filière avicole, particulièrement celle du poulet de chair, illustre les possibilités offertes par cette stratégie. Selon Sylvain Kakou, le Gabon dispose d’atouts pour développer cette activité et réduire sa dépendance aux importations.
« Une des priorités de gouvernement est de substituer ses importations par une production locale plus accrue graduellement, mais surtout de faire en sorte que le secteur privé puisse entreprendre dans ses filières, dans ces chaînes de valeur parce qu'il y a des réelles opportunités de création d'emploi. Je pense notamment à la chaîne de valeur avicole, le poulet des chair. voilà un secteur spécifique et où le Gabon a vraiment des chances de renverser la tendance et permettre au consommateurs de pouvoir acheter moins cher, manger moins cher et de qualité»
a-t-il notamment relevé, évoquant la possibilité de proposer aux consommateurs des produits moins chers et de meilleure qualité.
Un accompagnement attendu pour concrétiser les projets
Pour le Gabon, l’enjeu dépasse la simple augmentation de la production. Il s’agit également de créer des emplois, de stimuler l’investissement privé et de renforcer la sécurité alimentaire.
Cette concertation ouvre ainsi la voie à une meilleure identification des besoins du ministère. Reste désormais à transformer ces échanges en projets concrets, capables de soutenir durablement les ambitions agricoles du pays.