tvplusafrique

Justice

PRIORITÉS JUDICIAIRES

PRIORITÉS JUDICIAIRES
Les nouveaux responsables des hautes juridictions gabonaises présentent leurs orientations pour restaurer l'autorité et l'efficacité de la justice





De nouvelles orientations pour les hautes juridictions. Installés dans leurs nouvelles fonctions, les nouveaux responsables des hautes juridictions gabonaises ont désormais du pain sur la planche. À l’occasion de la rentrée judiciaire, ils ont présenté les principales orientations qu’ils comptent mettre en œuvre à la Cour de cassation, au Commissariat général à la loi et à la Cour des comptes.


Derrière ces différentes feuilles de route se dessine une même ambition. Restaurer l’autorité de la justice, améliorer son efficacité et renforcer les exigences d’éthique, de déontologie et de responsabilité dans l’exercice des fonctions publiques. Les nouveaux responsables devront ainsi être à la hauteur de la tâche qui leur est confiée.


Trois installations, trois missions


La rentrée judiciaire des cours et tribunaux a été ponctuée par trois audiences solennelles consacrées à l’installation du commissaire général à la loi, du premier président de la Cour de cassation et du premier président de la Cour des comptes.


Pour cette dernière institution, la procureure générale près la Cour des comptes, Isabelle Rolago Rashiwa épouse Mathe, a rappelé l’importance des responsabilités qui incombent au nouveau titulaire.


«Vous prenez aujourd'hui la direction d'une institution dont les responsabilités sont considérables. Vous ne prenez pas seulement la présidence d'une juridiction, vous prenez la responsabilité d'une institution dont les décisions touchent à l'un des biens les plus précieux de la République, les deniers publics. Il constitue l'un des moyens par lequels l'État agit au service de la nation. C'est pourquoi la qualité de la de leur gestion intéresse au premier chef, chacun de nos concitoyens. La Cour des comptes est ainsi placée au croisement de trois exigences, la régularité, la responsabilité et la performance de l'action publique»


a-t-elle déclaré.


Devant le président du Conseil supérieur de la magistrature, Brice Clotaire Oligui Nguema, Pamphile Moussavou Ibouanga a, lui, présenté les grandes lignes de son programme.


« Je compte inscrire mon action autour de huit piliers. Le succès dans la mise en œuvre de ces axes prioritaires dépendra de notre cohésion et de notre engagement collectif ainsi que du respect par le personnel de l'éthique et de la déontologie de notre profession. »


Un magistrat au parcours universitaire


Né le 9 novembre 1972 à Port-Gentil, Pamphile Moussavou Ibouanga décroche son baccalauréat en 1993 avant d'intégrer la faculté des sciences de l'université Omar-Bongo, où il obtient une maîtrise en économie. En 2004, il rejoint l'École nationale de la magistrature, étape qui marque son entrée dans la carrière judiciaire.




Par Pamphil

Top Articles