tvplusafrique

Société

CORRUPTION LOCALE

CORRUPTION LOCALE
Transparence au Gabon, sensibilisation et déclaration des biens des élus.





La transparence dans la gestion des deniers publics constitue un enjeu majeur pour la bonne gouvernance au Gabon. Dans cette dynamique, la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite poursuit sa campagne nationale de sensibilisation et de déclaration des biens des membres des bureaux des conseils locaux, conformément aux dispositions légales en vigueur.



Après une première étape dans le Grand Libreville, l’opération a concerné les délégations du Komo-Mondah, du Komo-Kango et de la Noya. Cette initiative vise à rappeler aux élus locaux leurs responsabilités et à renforcer les mécanismes de prévention des pratiques frauduleuses au sein des collectivités territoriales.



La déclaration des biens, une obligation pour les élus



Au cours de cette rencontre à vocation pédagogique, les représentants de la Commission ont insisté sur le rôle stratégique des élus dans la gestion des affaires publiques. Proches des populations, ces responsables participent à la mise en œuvre des politiques publiques locales et à l’administration des ressources des collectivités.



«Votre rôle dans la vie de la nation est essentiel. À travers les collectivités territoriales, vous êtes au contact direct des populations et participer à la mise en œuvre des politiques publique de proximité. la gestion des ressources locales, la réalisation des infrastructures, l'attribution des marchés publics, la mobilisation des recettes, l'administration du patrimoine des collectivités et la qualité de services rendus aux citoyens sont autant des domaines dans lesquels l'exigence d'intégrité doit être permanente »



La gestion des ressources locales, la réalisation des infrastructures, l’attribution des marchés publics, la mobilisation des recettes et l’administration du patrimoine communal figurent parmi les domaines nécessitant une vigilance permanente. Pour la Commission, l’intégrité des responsables publics demeure indispensable à l’amélioration des services rendus aux citoyens.


"On retient plusieurs choses notamment l'obligation l'obligation de faire déclaration de biens. Donc nous sortons de la armée aujourd'hui. Cette commission qui devient un bras séculier de l'État et qui nous donne des obligations de rendre compte de faire des déclarations avant nos fonctions, pendant nos fonctions et après nos fonctions"


souligne un autre intervenant



Les échanges ont également porté sur les modalités pratiques de déclaration des biens. Un participant a souligné l’importance de cette démarche, évoquant l’obligation de rendre compte de son patrimoine avant, pendant et après l’exercice des fonctions publiques. Une formation qui, selon lui, permet de mieux comprendre les moyens de prévenir la corruption.


"Aujourd'hui, je suis édifié de savoir comment nous pouvons éviter la corruption ou pas"


explique un participant



Prévenir la corruption et l’enrichissement illicite



Autre objectif de cette campagne. Familiariser les élus avec les notions de corruption active, de corruption passive et d’enrichissement illicite. Ces pratiques, parfois désignées par des expressions populaires telles que « Coca », « Taxi » ou « Gambo », portent atteinte au fonctionnement de l’administration et à la confiance des citoyens envers les institutions. 


"Il importe donc que chaque élu concerné maîtrise les obligations qui lui incombe"


avertit un responsable



Les participants ont été sensibilisés aux conséquences judiciaires de ces infractions, qui peuvent entraîner de lourdes sanctions, jusqu’à vingt ans d’emprisonnement selon les cas prévus par la loi.



À travers cette démarche, la Commission entend promouvoir une culture de responsabilité et de redevabilité. L’objectif est d'amener chaque élu concerné à respecter ses obligations légales et à contribuer à une gestion publique plus transparente au service des populations.








Par Pamphil

Top Articles