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KYE-OSSI–BITAM, LES CONTRÔLES DE L'AGASA CONTESTÉS PAR DES TRANSPORTEURS CAMEROUNAIS

KYE-OSSI–BITAM, LES CONTRÔLES DE L'AGASA CONTESTÉS PAR DES TRANSPORTEURS CAMEROUNAIS
Sur l'axe Kye-Ossi–Bitam, des transporteurs camerounais dénoncent la multiplication des contrôles sanitaires gabonais, évoquant des pertes économiques et des difficultés d'approvisionnement.

Les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Gabon sont au centre de nouvelles tensions sur l'axe Kye-Ossi–Bitam. Des transporteurs et commerçants camerounais, qui approvisionnent notamment le nord du Gabon en produits alimentaires, contestent le dispositif de contrôle mis en place sur le territoire gabonais.


Selon leurs témoignages, près de 30 postes de contrôle seraient présents sur le trajet vers l'intérieur du pays. Ils estiment que ces vérifications compliquent le transport des marchandises et entraînent des pertes économiques.


L'AGASA au centre des contestations


L'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) est particulièrement visée par ces critiques. Chargée de veiller à la conformité sanitaire des denrées alimentaires, elle contrôle notamment leur hygiène, leurs dates de péremption et leurs conditions de conservation.


Les produits non conformes peuvent être saisis et détruits conformément à la réglementation en vigueur. Une procédure que certains transporteurs jugent pénalisante, notamment lorsque leurs marchandises ne peuvent plus être commercialisées.


Entre protection des consommateurs et fluidité des échanges


Du côté gabonais, ces contrôles répondent à un objectif de santé publique, empêcher la commercialisation de produits susceptibles de présenter un risque pour les consommateurs.


La situation met ainsi en évidence deux préoccupations, le respect des normes sanitaires et la fluidité du commerce transfrontalier. Les transporteurs souhaitent acheminer leurs marchandises dans des conditions moins contraignantes, tandis que les autorités doivent veiller à la sécurité des produits mis sur le marché national.


Un dialogue entre les administrations concernées et les acteurs du transport pourrait permettre de clarifier les procédures et de limiter les difficultés rencontrées à la frontière, sans compromettre les exigences de sécurité alimentaire.

Par Hylane Okomo

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