VARIOLE DU SINGE : L'OMS DÉCLENCHE L'ALERTE MAXIMALE
Après la dernière réunion du Comité d'urgence, qui s'est passée il y a quelques jours le Directeur Général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a finalement décidé de déclencher le plus haut degré d'alerte de l'agence de santé, censé entraîner toute une série d'actions de ses pays membres. Le Directeur Général de cette organisation a néanmoins précisé lors d'un point presse que le risque de transmission de variole du singe dans le monde était relativement modéré à part l'Europe où il est élevé.
Un vaccin déjà prêt
L'Agence européenne des médicaments (EMA) avait déclaré vendredi avoir approuvé l'utilisation d'un vaccin contre la variole humaine pour étendre son utilisation contre la propagation de la variole du singe.Un vaccin déjà utilisé à cette fin dans plusieurs pays, dont la France. Le vaccin Imvanex, de la société danoise Bavarian Nordic, est approuvé dans l'UE depuis 2013 pour la prévention de la variole.
Ainsi, l'OMS recommande de vacciner les personnes les plus à risques ainsi que les personnels de santé susceptibles d'être confronté à la maladie. À New York, ce sont des milliers des personnes qui ont déjà été vaccinées avec le vaccin Jynneos. La recrudescence inhabituelle de cas de variole du singe en dehors des pays d'Afrique centrale et de l'Ouest où le virus est endémique, s'est depuis étendue dans le monde entier, avec comme épicentre l'Europe.
À ce jour, elle a touchée près de 17 000 personnes dans 74 pays.
Rappelons que la variole du singe a été décelée pour la première fois chez l'humain en 1970, et elle est moins dangereuse et contagieuse que sa cousine la variole, éradiquée en 1980.
Les homosexuels sont les plus touchés par la variole du singe
Dans la plupart des cas, les malades sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, et vivant essentiellement en ville, selon l'OMS.
Une étude publiée jeudi dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, la plus large réalisée sur le sujet et basée sur des données de 16 pays différents, confirme que la vaste majorité soit 95% des cas récents ont été transmis lors d'un contact sexuel et que soit 98% des personnes touchées étaient des hommes gays ou bisexuels.