GRÈVE ILLIMITÉE DE LA MAIN-D'OEUVRE NON PERMANENTE
Depuis hier, 6 janvier 2025, les travailleurs de la main-d'œuvre non permanente (MONP) du Gabon ont entamé une grève illimitée devant la primature. Les agents de la MONP sont mécontents de leurs conditions de travail jugées indécentes et à des bas salaires stagnants.
Ils dressent un tableau noir de leur situation. La pomme de discorde : des salaires de 150 000 FCFA en moyenne, insuffisants pour subvenir aux besoins élémentaires des travailleurs.
« Nous sommes ici pour exiger notre intégration dans la Fonction publique, une revalorisation salariale et l’apurement des cotisations CNSS. Ceux qui ne seront pas intégrés doivent au moins voir leurs salaires augmentés. Aujourd’hui, la plupart touchent entre 140 000 et 300 000 FCFA, ce qui est inacceptable »
a déclaré un manifestant.
Les grévistes dénoncent également l’absence d’évolution de carrière, de stages ou de formations, ce qui les cantonne à des situations précaires.
« Je travaille depuis 12 ans au ministère de l’Agriculture, avec un salaire de 150 000 FCFA. J’ai deux enfants diplômés sans emploi et je ne parviens pas à joindre les deux bouts. Cela doit changer »
avertit une archiviste.
D’autres évoquent les disparités entre le secteur public et le privé.
« Dans le privé, pour le même travail, les salaires sont nettement supérieurs, allant jusqu’à 600 000 FCFA. Pourquoi l’État ne valorise-t-il pas ses propres travailleurs ? »
s’indigne un agent de la MONP du ministère des Travaux publics.
Face à cette grogne sociale, les grévistes attendent des mesures concrètes de la part du gouvernement de transition.
« Nous comptons sur le Président de la transition pour régler nos problèmes. Tant que nos revendications ne seront pas satisfaites, la grève continuera »
jurent-ils d’une seule voix.