tvplusafrique

Société

LIBREVILLE: LES VIETNAMIENS SONT PRIVÉS DE ROUTE DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES

LIBREVILLE: LES VIETNAMIENS SONT PRIVÉS DE ROUTE DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES
Si ce quartier semble oublié de tous, ses habitants n'en peuvent plus de ce calvaire quotidien. Ils réclament une route, et avec elle, l'espoir d'améliorer leur quotidien.

Dans le quartier Vietnam, situé dans le 5ème arrondissement de Libreville, une communauté d'habitants vit une situation de plus en plus désastreuse, marquée par des conditions de vie pénibles et une absence cruelle d'infrastructures de base, notamment une route digne de ce nom. Si ce quartier semble oublié de tous, ses habitants n'en peuvent plus de ce calvaire quotidien. Ils réclament une route, et avec elle, l'espoir d'améliorer leur quotidien.


"On veut la route, on veut la route, ooooh, on veut la route"


clament les “Vietnamiens” en chœur. Ces paroles résonnent comme un cri de désespoir, un appel lancé à l'État, au Président Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qu'il se penche enfin sur leur situation. La triste réalité à laquelle ces habitants sont confrontés est celle de l'isolement et de la difficulté permanente pour se déplacer. Un quotidien marqué par des difficultés qui affectent non seulement leur vie sociale, mais aussi leur santé.


 


"Paralysés à cause de la marche, nous tous, on a développé des maladies des pieds, toutes les maladies à cet âge-là se sont levées"


se plaint l'un des habitants, la voix remplie de fatigue et d'amertume. D’autres témoignages abondent dans ce même sens. L’absence de route n’est pas seulement un facteur de souffrance, mais aussi un facteur d'exclusion pour les “Vietnamiens”. Des femmes enceintes doivent utiliser des brouettes pour se déplacer, des malades sont souvent portés sur les dos, et certains accouchent à mi-chemin en raison de l’impossibilité de rejoindre un hôpital.


L’impact de cette absence de route se fait sentir jusque dans des besoins fondamentaux.


"Parfois, on doit aller puiser l'eau au grand carrefour ou au rail, l'eau qui sort sous terre, aujourd'hui, je n'arrive plus à marcher. C'est mon mari qui fait tout"


confie une habitante, soulignant également le manque d’électricité. La situation est d’autant plus alarmante que la population du quartier dépasse les 15 000 habitants, mais ne bénéficie d’aucune infrastructure de base pour soutenir son développement. L’électrification, l’eau potable et même des commerces de proximité semblent appartenir à un autre monde pour les résidents de ce quartier.


Face à cet abandon, les habitants du quartier Vietnam n’hésitent pas à interpeller directement le Président de la République :


"Monsieur le Président, pensez à nous, à nos enfants, à notre santé, à notre avenir"


déclarent-ils, insistant sur l’urgence de la situation. Ils soulignent qu’ils sont conscients de la situation politique et électorale actuelle et affirment leur soutien total au Président Oligui Nguema.


"Nous sommes derrière vous, Monsieur le Président. Si vous pensez à nous, vous aurez notre soutien à 100 %"


ajoutent-ils.


Les “Vietnamiens” ne demandent pas la charité, mais simplement l’accès à des conditions de vie dignes, ce qui passe inéluctablement par une route. Pour ces habitants, la route est bien plus qu'une simple infrastructure ; elle est synonyme de progrès, de développement et de dignité.


Ces habitants du Vietnam, laissés pour compte, ne demandent rien de plus qu'une chance de vivre dignement. 

Par Pamphile EBO

Top Articles