56 MILLIONS DE BARILS DE PÉTROLE DÉCOUVERTS
Le secteur pétrolier gabonais connaît un nouvel essor avec l’annonce par BW Energy de la découverte de 56 millions de barils de pétrole en place sur le gisement Bourdon, situé dans la licence Dussafu Marin, au large de Mayumba. Selon l’opérateur norvégien, environ 25 millions de barils sont techniquement récupérables. C’est une avancée très importante qui devrait renforcer significativement la production nationale.
Le puits d’évaluation DBM-7-ST2, foré avec succès à l’aide de la plateforme semi-submersible Norve, a révélé un pétrole de qualité supérieure, à faible viscosité (3,5 centipoises), bien plus fluide que celui des champs voisins Hibiscus/Tortue (5 cp) et Ruche (7 cp). Une caractéristique qui devrait faciliter son extraction et réduire les coûts de production.
Situé à seulement 15 kilomètres de l’unité flottante de production BW Adolo et à 7,5 kilomètres de la plateforme MaBoMo, le champ Bourdon pourrait être rapidement intégré au réseau existant.
« Ce gisement n’était pas encore intégré à notre dernier rapport de réserves de 2024. Il viendra ainsi renforcer notre base de ressources à moyen et long termes, en ligne avec notre stratégie d’expansion progressive sur la zone Dussafu »
a souligné Carl K. Arnet, directeur général de BW Energy.
Fort de cette découverte, BW Energy prévoit de créer un nouveau cluster de développement autonome. Ce projet comprendra au moins quatre puits de production et s’inspirera du modèle déjà éprouvé de MaBoMo.
« Elle ouvre la voie à un nouveau cluster de développement autonome, avec une infrastructure dédiée à la production »
a déclaré Carl K. Arnet. Il a ajouté que les synergies géographiques et techniques devraient permettre une mise en œuvre rapide et efficace.
Avec 73,5 % de parts dans le permis Dussafu, aux côtés de Panoro (17,5 %) et de la Gabon Oil Company (9 %), BW Energy consolide ainsi son rôle essentiel dans l’exploitation offshore gabonaise.
Selon plusieurs organismes spécialisés, au rythme de production actuel, le Gabon disposerait encore de 24 à 25 ans de réserves pétrolières. Cette nouvelle découverte pourrait contribuer à prolonger cette durée, tout en soutenant la croissance économique nationale à travers une meilleure valorisation des ressources existantes.