tvplusafrique

Economie

HORS BUDGET

HORS BUDGET
Le ministre des Comptes publics et de la Dette, Charles M’ba, a clarifié ce mercredi 30 avril 2025, la nature et la destination des fonds RES, souvent au cœur de débats autour de leur intégration au budget de l’État.

Le ministre des Comptes publics et de la Dette, Charles M’ba, a clarifié ce mercredi 30 avril 2025, la nature et la destination des fonds RES, souvent au cœur de débats autour de leur intégration au budget de l’État.


« En réalité, les fonds RES n’entrent pas dans le budget »


a-t-il affirmé. Il a précisé que ces ressources sont spécifiquement destinées à la remise en état des sites exploités par les compagnies pétrolières et minières. Bien qu’ils soient juridiquement rattachés à l’État, ces fonds sont “affectés” à une mission bien précise, ce qui les rend, selon le ministre des Comptes publics et du budget, comparables à des "fonds de caisse affectée", comme dans le cas des Casques bleus.


Il a insisté sur le caractère dédié de ces fonds :


« C’est une opération blanche. Ils peuvent entrer dans la caisse de l’État, mais leur usage est déjà déterminé »


En d'autres termes, ces sommes ne peuvent pas être utilisées librement dans les autres postes budgétaires.


Le ministre Charles M’ba a également évoqué l’importance de ces fonds en raison de leur libellé en monnaie étrangère. Ce qui attire l’attention de partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale. Celle-ci joue un rôle central dans la surveillance de leur gestion.


En abordant la question de gouvernance, Charles M’ba a rappelé que la responsabilité de la remise en état des sites incombe d’abord aux opérateurs pétroliers et miniers. L’État et les entreprises forment donc un « tandem », où chacun a un rôle spécifique : l’un détient les fonds, l’autre exécute les travaux de réhabilitation.


Le ministre des Comptes publics et de la dette a par ailleurs souligné le rôle de la Banque centrale de l’Afrique centrale dans ces discussions, en tant qu’acteur régional clé. Il a mis en garde contre toute tentative de poursuite judiciaire contre cette institution dans un autre pays :


« Cela n’existe dans aucune Banque centrale au monde »


 







Par Pamphile EBO

Top Articles