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VOIES D’ACCÈS EN BÉTON ARMÉ

VOIES D’ACCÈS EN BÉTON ARMÉ
Une confusion totale règne sur le terrain, alors que l’entreprise gabonaise Etrasco, en charge des travaux depuis août 2024, voit aujourd’hui une autre société empiéter sur son chantier.

À Franceville, dans le Haut-Ogooué, le torchon brûle autour du chantier de réhabilitation des voies d’accès bétonnées. Une confusion totale règne sur le terrain, alors que l’entreprise gabonaise Etrasco, en charge des travaux depuis août 2024, voit aujourd’hui une autre société empiéter sur son chantier. Le climat délétère qui s’installe inquiète et indigne les responsables d’Etrasco.


« À l'entame des travaux, nous avons donc introduit un DQE et ce DQE a été retenu par le CTRI. Nous avons lancé les travaux. Effectivement, comme vous pouvez le constater, dans tous les autres arrondissements, ça y est presque, nous sommes quasiment aux trois quarts »


explique Sylvain Mambari, conseiller stratégique du directeur général d’Etrasco.


Mais depuis peu, la situation se détériore dans le deuxième arrondissement.


« Curieusement, en ce qui concerne le deuxième arrondissement, malheureusement, il nous a été demandé de surseoir à cet arrondissement. Nous ne savons pas pourquoi. Et nous sommes étonnés qu'aujourd'hui, il y a des entreprises qui viennent de nulle part et qui viennent sur notre chantier, là où nous avons des DQE »


poursuit Sylvain Mambari Mambari.


La présence de cette nouvelle entreprise, qui semble marcher sur les plates-bandes d’Etrasco, crée une situation de plus en plus difficile à gérer. Ce que dénonce Mambari, c’est une forme d’obstruction, en violation des engagements initiaux. L’entreprise Etrasco se dit lésée, alors qu’elle tient à tenir ses délais.


En plus de cette intrusion inattendue, l’épineux problème des financements complique la donne.


« Nous ne voulons plus de ce conflit d'intérêts. Il faut nous laisser travailler tel que cela a été demandé par le président de la République. Nous avons l'outil de travail. Nous avons l'expertise. Aujourd'hui, il y a environ plus de 50 ouvriers et Etrasco qui sont au chômage technique. Là, nous ne tournons qu'avec le minimum. Pourquoi ? Parce que l'on ne veut pas nous débloquer les financements à temps, alors que ce qui avait été prévu, c'était le déblocage des financements en deux phases »


déplore Sylvain Mambari.


“Cette situation révèle une grave faille de coordination entre les parties prenantes. L’intrusion d’une autre entreprise sur un chantier déjà attribué à Etrasco nuit à l’avancement du projet et engendre des pertes humaines et matérielles. Sans clarification sur les responsabilités ni respect du DQE validé, le chantier est exposé à des retards majeurs et à une inefficacité structurelle préoccupante”


déplore une source proche de ce dossier


Entre ralentissement des travaux, ouvriers sur la paille et décisions sans logique apparente, le chantier de Franceville offre un spectacle désolant. Pour tenter de sortir du tunnel, Etrasco est monté au créneau pour fustiger une situation qu’elle juge intenable. Contactés pour un éclairage, les représentants de l’entreprise concurrente n’ont pas souhaité répondre à nos questions.


 

Par Pamphile EBO

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