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UDB : LE SUSPENSE

UDB : LE SUSPENSE
Nous sommes le 26 juillet 2025, et l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), véritable épouvantail des législatives de septembre 2025 garde toujours le mystère sur la liste de ses candidats investis.

Nous sommes le 26 juillet 2025, et l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), véritable épouvantail des législatives et des locales de septembre 2025 garde toujours le mystère sur la liste de ses candidats investis pour les élections législatives et locales de septembre et octobre prochains. Pourtant, la note d’orientation sur les candidatures annonçait une publication le 23 juillet 2025. Depuis, rien ne filtre. L’opinion s’interroge, tandis que les tractations se poursuivent dans les coulisses.


Il semblerait que la commission des candidatures ait mis un coup de frein à main, face à la complexité des dossiers dans certaines circonscriptions stratégiques. En réalité, l'UDB tente d’éviter que certains jeunes loups ne mordent la poussière au profit de vieux briscards du parti, tout en préservant les équilibres internes. La situation devient délicate quand des ambitions longtemps contenues explosent au grand jour. C'est le cas au 1er siège de la commune de Makokou. Là, les partisans de Flavien Enongoue et de Guy-Roger Ekazama se livrent une bataille sans merci, chacun espérant rafler la mise.


Si l’un rêve d’être le chouchou du président fondateur, l’autre redoute de devenir le dindon de la farce. Mais à en croire certaines indiscrétions, un schéma de partage serait à l’étude : l’un porterait les couleurs du parti pour les législatives, et l’autre mènerait la liste aux locales. Un compromis qui pourrait servir de modèle à Mouila, Port-Gentil, Bitam, ou encore Ndendé, où les tensions couvent aussi.


Pour l’heure, les points en suspens persistent, et chaque jour de silence accentue la pression. Il faut dire que l’enjeu est de taille : il s’agit ni plus ni moins que de choisir les figures capables de renforcer l’implantation locale du parti. Des choix de calibre, donc, car certains espèrent toujours obtenir la bénédiction du sommet, pendant que d’autres redoutent d’avoir brisé leur rêve d’ascension.



"Ce silence prolongé traduit la complexité des équilibres internes à préserver. L’UDB veut éviter les fractures en misant sur des compromis subtils, surtout là où les ambitions sont vives. Le consensus est une arme politique précieuse, mais le temps presse. Il faudra trancher vite et bien, car sans clarté, le risque de divisions s’accroît à l’approche des législatives et locales"


avertit un enseignant de l'Université Omar Bongo (UOB). 


La direction de l’UDB, qui semble bien décidée à ne pas se jeter à l’eau dans la précipitation, dit vouloir avancer au consensus. Faute de quoi, le secrétaire général devra soumettre les candidatures à la commission, avec avis motivé, avant que la liste ne soit transmise au président fondateur. C’est à ce niveau que se jouera la dernière manche : qui obtiendra la palme d’or ? Qui tombera en disgrâce ? Le suspense reste entier. 




Par Pamphile EBO

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