TRAFIC DE VÉHICULES D’ÉTAT AU GABON : UN RÉSEAU CRIMINEL DÉMANTELÉ À LIBREVILLE
Ces malfrats opéraient principalement la nuit, ciblant des véhicules bien particuliers : des bus appartenant à des administrations publiques et privées.
Leur méthode était aussi discrète qu’efficace. Équipés de clés passe-partout, de brouilleurs d’ondes, de fausses plaques d’immatriculation et appuyés par un réseau de receleurs bien structuré, ils parvenaient à faire disparaître les véhicules sans laisser de traces. Ce réseau ne se limitait pas à Libreville : des connexions ont été établies avec Franceville, dans le sud-est du pays, où plusieurs receleurs ont été identifiés. Certaines pistes mèneraient même jusqu’à la frontière camerounaise, révélant l’ampleur transfrontalière du trafic.
Lors de leur interpellation, trois véhicules et deux bus ont été récupérés, mais les enquêteurs pensent que d'autres unités ont déjà été revendues ou maquillées. Cette opération met en lumière une organisation criminelle expérimentée, bien rodée et prête à tout pour tirer profit des biens publics.
L’enquête se poursuit afin de remonter toute la chaîne de complices et de récupérer les véhicules manquants. Les autorités gabonaises, à travers cette opération, réaffirment leur détermination à lutter contre le vol organisé et la criminalité économique qui sape les ressources de l’État.